Jouiiiiiiiiiiir > C’est le docteur qui me l’a dit... - Désir et hormones - Coquine de prolactine
- On n’est jamais mieux servies que par soi même - Plaisir, bien-être, tendresse, passion - Bien se sentir - Sexualité positive
C’est le docteur qui me l’a dit...
« Si le stress affaiblit l'organisme, l'amour au contraire le solidifie et prolonge l'existence. Selon une étude publiée en 2000 par le British Medical Journal, les personnes qui font état d'une « vie érotique » satisfaisante souffrent moins fréquemment de diabète, d'hypertension et de maladies cardio-vasculaires. Le sexe, comme la course à pied, est un sport qui prévient l'accumulation des graisses dans l'organisme et aide à éliminer les toxines. Faire l'amour au moins trois fois par semaine prolonge l'espérance de vie de dix ans en moyenne, affirme le Dr David Weeks, chercheur au Royal Hospital d'Edimbourg. Il est arrivé à cette conclusion après avoir épluché l'histoire médicale de 3 500 personnes de 18 à 102 ans. Le sexe guérit même le mal de tête, si l'on en croit une étude de la Rutgers University, estimant que l'effet d'un orgasme est identique à celui de deux aspirines. Car, durant l'acte sexuel, le cerveau produit en abondance des endorphines, équivalents naturels des opiacés comme la morphine, qui ont un puissant effet analgésique et relaxant. » Cet extrait d'article a été pioché dans une judicieuse étude menée par le magazine français l'Express (www.lexpress.fr) où l'on apprend aussi que si la dopamine, neurotransmetteur du plaisir, augmente au contact de l'amour, la testostérone quant à elle fait la même chose… chez les femmes alors qu'elle baisse chez l'homme… ce qui expliquerait pourquoi parfois nous sommes toutes étonnées de voir notre macho devenir doux comme un lapin alors que nous pouvons nous transformer en brute sexuelle au paroxysme de notre désir.
Désir et hormones
Les déséquilibres hormonaux perturbent la sexualité, comme on peut le constater dans les cas de diabète, d'adénomes hypophysaires, de problèmes de thyroïde ou de glandes surrénales, pour ne citer qu'eux. Aussi, tout comme les hommes, les femmes ont besoin de testostérone pour éprouver du désir sexuel, malgré qu'elles en produisent moins puisqu'elles y sont plus sensibles. Les fantasmes, la lecture de textes érotiques ou les films porno (bien que souvent machistes) ont tendance à augmenter la testostérone, ce qui explique pourquoi ils peuvent accroître le désir sexuel. La baisse d'œstrogènes due à la ménopause peut créer une sécheresse vaginale et une baisse de désir. Dans ces cas un bon lubrificateur, la bouche de votre amant(e), des hormones naturelles ou la testostérone non-synthétique peuvent être une solution. D'ailleurs, certains antidépresseurs ou pilules contre l'acné avec effet anti-testostérone entraînent bien souvent une baisse de libido.
Coquine de prolactine
La femme éprouve plus d'envies charnelles au moment de son ovulation et les jours qui précèdent à cause d'un pic hormonal dû à une plus grande fertilité. En revanche, une jeune maman qui vient d'accoucher verra peut-être sa sexualité baisser à cause de l'hormone prolactine qu'elle produit pour déclencher la montée laiteuse. La prolactine se libère aussi juste après l'orgasme, ce qui lui donne la réputation d'être anti-désir parce qu'elle contre les effets de la dopamine, elle-même impliquée dans l'appétit sexuel. Une étude a récemment démontré que la montée de prolactine était quatre fois plus forte après le coït qu'après la masturbation, ce qui fait que dans le premier cas on est plus rassasiée que dans le deuxième. (et l'intensité ?)
On n’est jamais mieux servies que par soi même
En manque de partenaire, il ne faut pas hésiter à se masturber. L'effet ne sera peut-être pas aussi satisfaisant qu'un coït (moins de prolactine), mais il permettra d’augmenter la bonne humeur tout en relâchant les tensions, état idéal avant un dodo réparateur… et puis plusieurs orgasmes en ligne n'ont jamais fait de mal à une vénusienne (www.masturbation-passion.com). À souligner le mois de la masturbation chaque année en mai et la journée du masturbe-o-thon (auxquels a toujours activement participé le foulosophe François Gourd) qui a lieu depuis six ans et dont les fonds recueillis sont versés à des organismes qui œuvrent pour les droits des travailleuses du sexe.
Plaisir, bien-être, tendresse, passion
La dopamine est un neurotransmetteur entre le cerveau et l'hypophyse, lié à la recherche du plaisir. Elle est comme un signal de satisfaction et de bien-être qui nous pousse ensuite à répéter l’expérience. Les stimulations amoureuses et sexuelles entraînent la sécrétion de dopamine, et donc la production de testostérone, ce qui augmente la circulation du sang dans les organes sexuels, soit érection et lubrification.
Les endorphines sont des morphines endogènes, qui exercent également la fonction de neurotransmetteurs. En cas d'orgasme, le corps est submergé d'endorphines. Elles apportent un sentiment de bien-être qui nous donne envie de rester amoureux ou en relation alors que tout est paix et harmonie. Les endorphines soulagent également l'anxiété et la douleur.
L'ocytocine ou hormone de la tendresse, joue un rôle fondamental dans la sexualité puisque en duo avec la dopamine, très polyvalente, elle peut autant provoquer les contractions utérines (je réalise dans ma recherche que c'est probablement avec ce nanopeptide qu'on m'a perfusée pour déclencher ma fille aînée. ndlr) et l'attachement maternel que l'envie d'être avec celui ou celle qu'on aime. Un baiser ou un film d'amour fait monter le taux d'ocytocine qui, en outre, offre un effet antistress bénéfique au système immunitaire. Vu que le toucher ou les regards tendres peuvent entretenir un bon niveau d'ocytocine… il n'y a aucune de raisons de se priver.
La phényléthylamine, hormone de la passion, qui travaille en duo avec la dopamine, est de la classe des amphétamines que nous produisons en quantité importante lorsque nous sommes amoureuses. Elle procure alors de grandes joies ou… de grandes tristesses si l'on en manque. C'est pourquoi nous sommes nombreuses à adorer le chocolat qui en contient beaucoup ainsi que d'autres molécules propices au plaisir et la détente. Dans un couple, il paraîtrait que la libération de phényléthylamine, parce que le système s'y habitue très vite, décroisse avec le temps.
Bien se sentir
Les phéromones sont des molécules invisibles et volatiles produites par les glandes apocrines situées sous les aisselles, autour des mamelons et dans les aines. Presque inodores, les phéromones ne sont pas captées par la muqueuse olfactive mais par un second système de l'odorat, l'organe voméronasal. L'androsténol, un des composés de la sueur « fraîche » de l'homme, et la copuline que l'on retrouve dans les sécrétions vaginales de la femme, sont les principales phéromones sexuelles. Elles auraient des effets attractifs ou répulsifs entre deux personnes selon qu'elles sont compatibles ou non. Voilà pourquoi il est dommageable de passer sa vie sous la douche ou entourée de parfums artificiels qui pourraient masquer l'effet des phéromones. D'autre part, les hommes ont beaucoup de facilité à admettre une attirance sexuelle pour les odeurs corporelles alors que les femmes tiennent souvent à prendre une douche avant l'amour… Nature animale ou éducation ? Là est la question.
Sexualité positive
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