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Manger > Partie 1 : Ce que croque Odile - Manger, mode d'emploi - Gare aux produits transformés! - Nutrathérapie - De la science au bon sens 

Ce que croque Odile

Nous avons failli négliger cette rubrique tellement le sujet est à la mode. Tout le monde sait désormais qu’il faut manger plus de fruits et de légumes, moins de gras, moins de sucre, pas de produits transformés, blablabla… En théorie, c’est évident mais en pratique, c’est une autre affaire. La vie file à une vitesse telle qu’on en oublie parfois d’éplucher, d’émincer, de mijoter, achetant alors des plats cuisinés frais ou congelés, une quiche aux poireaux, une salade de carottes et une tartine de fromage, voilà qui fera l’affaire… ou encore on appelle Saint-Hubert, sinon la pizzeria du coin; avec les enfants qui trépignent dans la cuisine, on pare au plus pressé. Dans toutes ces urgences, il est tout de même possible d’être sensibilisées à une alimentation saine, sans pour autant devenir orthorexique (l’obsession de manger santé). Et pis, déguster, c’est tellement bon! Si on parle beaucoup de manger dans le Monde Vénus, c'est avec raison: trois fois par jour nous nous nourrissons, soit 80.000 fois sur une vie de 73 ans… sans compter les collations. Pour la plupart d’entre nous, c’est plus que le nombre de fois où nous pratiquons l’acte sexuel, ce qui n’enlève rien à l’importance de faire l’amour (au moins pour les endorphines, voir rubrique Jouiiiiir). Nous méritons pourtant d’être aussi attentives dans notre choix d’aliments que de partenaires sexuel(les)… nous sommes saintes et nous les voulons sains!


Manger, mode d'emploi

Quand on mange, l’attitude est aussi fondamentale que ce qu’il y a dans l’assiette… certains disent même qu’il vaut mieux mal s’alimenter en étant heureux que l’inverse, bien que les deux dimensions devraient être égales. Prendre le temps de s’installer, profiter de ce moment sacré, décrocher téléphone et téléviseur, remercier l’abondance, rester assise et surtout, surtout, avoir du plaisir, humer, déguster lentement pour savourer chaque instant. Boire ce que l’on mange et manger ce qu’on boit… ce vieil adage met l’accent sur l’importance de mastiquer longuement avant d’ingurgiter, parce qu’un travail de pré-digestion se fait en bouche. C’est le premier conseil donné par les Centres Stop pour le poids. Il est important ainsi d’accorder au moins une demie-heure à chaque repas, sans être dérangée. Boire un grand verre d’eau trente minutes avant de passer à table et tout au long de la journée, mais peu en mangeant… cela dilue les sucs gastriques. Proscrire les liquides glacés que le système digestif n’aime pas du tout. Déjeuner avant de commencer la journée ; c’est bon pour l’humeur et la concentration en plus d’éviter les prises de poids dues aux fringales. Ne pas bourrer son estomac de substances et sortir de table en ayant encore un petit peu faim. Manger en famille, quand la famille existe, plutôt que chacun de son côté ; un repas demeure une formidable occasion de partager et permet aux jeunes de mieux manger, surtout s’ils ont participé à la préparation du souper.


Gare aux produits transformés!

« Que ton aliment soit ton médicament, » écrivait Hippocrate… Les instances commencent à comprendre l’importance de cette médecine. Pourtant encore, dans une cafétéria d’hôpital ou d’école, on retrouve la soupe de poulet et nouilles pleine de produits chimiques, la salade de chou mayonnaise aux gras saturés, la poutine sauce synthétique et les burgers aux hormones, le jello aux colorants et le pouding aux gras hydrogénés, les fruits et légumes en conserves sans enzymes… de quoi composer un repas qui rend grâce aux quatre groupes préconisés par le fameux Guide alimentaire canadien, mais de quelle valeur? Les produits transformés et additionnés ont envahi notre quotidien. Une cuillère de beurre de pinottes au glucose et gras trans sera plus nocive que deux cuillères de beurre d’arachides naturel où l’on ne retrouve que des peanuts. Mais ça, personne ne le dit… Si on interdisait tous les produits alimentaires négativement transformés, les rayons des supermarchés se videraient vite.


Nutrathérapie

Heureusement, le docteur bio-chimiste Richard Béliveau, professeur titulaire au Laboratoire de médecine moléculaire du Centre de cancérologie Charles-Bruneau de l’Hôpital Sainte-Justine et de l’Université du Québec à Montréal (à ne pas confondre avec le Dr Robert Béliveau, autre médecin engagé qui anime des ateliers sur la gestion du stress) est en train de réveiller les consciences en faisant de la nutrathérapie le point de mire de ses recherches. Son livre sur les alicaments, comme il les nomme, a bénéficié d’une couverture médiatique sans précédent, tout le monde d’un seul coup s’intéressant aux nourritures anti-cancéreuses… en amont comme en aval puisque si les bons aliments peuvent prévenir certains problèmes de santé, ils peuvent aussi parfois les guérir. Comme le docteur Béliveau demeure parmi les rares scientifiques crédibles et sérieux à explorer les alicaments, à la vraie façon d’Hippocrate, ses collègues commencent (enfin) à regarder de plus près la nutrathérapie, notamment les oncologues. Nous?! on jubile! Qui peut poursuivre les légumes en cour?! www.nutratherapie.uqam.ca


De la science au bon sens

Pour savoir quels alicaments sont bénéfiques à la santé, vous pouvez vous procurer le Monde Vénus sur papier directement sur www.mondevenus.com.


 

 

 

 

 



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