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Manger > Partie 4 : Glucose, sucrose, dextrose & Cie - Hypoglycémie & Cie - Le mal du sucre - C’est pas mêlant - Oh! Vieillesse en amie, à Okinawa


Glucose, sucrose, dextrose & Cie

« Une information n’existe pas en soi… elle n’a de réalité que reçue et traitée par le receveur. » S’il est un mal croissant dans nos assiettes et dans notre système nerveux autant qu’endocrinien, c’est bien le sucre et tous ses produits dérivés ainsi que les farines blanches. Il n’y a qu’à lire les étiquettes, on le trouve partout (même dans les compotes qui s’affichent, peut-être pour détourner notre attention, sans cholestérol!). À la longue, trop de sucre fatigue le pancréas qui finit un jour par ne plus pouvoir ou mal fabriquer l’insuline. C’est le B-A-BA de l’hypoglycémie qui serait en fait un pré-diabète avec une flopée de symptômes comme la fatigue, la nervosité, la dépression, les rages de sucre, le syndrome prémenstruel, les migraines, les candidas albicans (qui adorent se nourrir de sucre), l’égarement ou la sensibilité à la lumière. C’est peut-être parce qu’aucun médicament ne peut éviter ces baisses de glucose dans le sang que l’hypoglycémie n’est pas vraiment reconnue comme une maladie, à moins d’être en coma. Ce sont une meilleure hygiène de vie et l’alimentation dénuée de sucres concentrés et de produits raffinés (y compris les pâtes, le pain et le riz blanc) qui graduellement rééquilibrent le pancréas épuisé. Aussi le chrome, le vanadium, les vitamines du groupe B, le magnésium et le zinc peuvent aider les personnes sensibles ou aux prises avec des rages de sucre.


Hypoglycémie & Cie

La façon scientifique de déterminer si il y a hypoglycémie ou non ne se trouve pas dans un simple examen sanguin. Il convient en fait de pratiquer une hyperglycémie provoquée de plus de trois heures où l’infirmière pique aux demi-heures pour voir comment évolue la courbe du glucose dans le sang. Malheureusement, ces examens sont rarement effectués. Vous pouvez soit demander à votre médecin, soit vous adresser à l’Association des hypoglycémiques (www.hypoglycemie.qc.ca, 514 270-4400) dont les membres vous donneront tous les conseils requis pour rééquilibrer votre santé, en commençant par votre assiette. Un grand questionnaire de dépistage est disponible en ligne pour les adultes et les enfants. Aussi des ateliers bien intéressants (20 ou 30$) afin d’apprendre à mieux gérer alimentation et stress, très important dans l’hypoglycémie où les surrénales sont aussi impliquées que le pancréas.


Le mal du sucre

Malgré la controverse et entre autres raisons, l’excès d’hydrates de carbone raffinés semble être la cause d’une certaine agressivité, dans les rues comme dans les écoles. Demandez donc aux mamans ce qu’elles en pensent lorsque leurs chérubins se gavent de sucre le soir. La cruche d’eau sur la table de nos enfances a disparu au profit d’une bouteille de cola ou de jus, qui, même s’il est à base de fruits, devrait être limité (mangerions nous douze pommes dans une journée, soit l’équivalent d’un litre?). Si le sucre est particulièrement nocif lorsqu’on en consomme 60 à 70 kg par personne et par année dans nos pays occidentaux contre 5 ou 6 kg il y a quelques dizaines d’années (ce sont malheureusement les chiffres) ce n’est certainement pas une raison pour le remplacer par l’aspartame qui fait l’objet d’un large débat depuis longtemps. Après avoir lu les exposés des deux côtés et dans le bénéfice du doute, nous avons décidé de nous abstenir. Enfin, les colorants et les additifs synthétiques peuvent provoquer aussi de l’hypoglycémie et des réactions allergiques, notamment chez les enfants qui, en plus, ne savent plus reconnaître les goûts naturels parce qu’ils sont submergés par plus de 500 saveurs artificielles disponibles sur le marché depuis leur plus tendre enfance. C’est la québécoise Danièle Starenkyj, avec son livre Le mal du sucre (réédité en 2001 chez Orion), qui nous a interpellées il y a une vingtaine d’années, nous mettant en garde contre les méfaits de l’inquiétante consommation de sucre. Nous voyons régulièrement cet ouvrage chez les bouquinistes (les produits usagés sont moins chers que les neufs) ou à la bibliothèque de notre quartier. Cela reste un incontournable pour tout savoir sur la question.


C’est pas mêlant

Quant aux combinaisons alimentaires prisées par Herbert Shelton et fort populaires dans les années 1980, elles ne sont pas faciles à respecter. Vu que la digestion n’est pas la même pour chaque aliment, il pourrait y avoir agitation stomacale si l’on mélange la viande avec du beurre, du lait ou des féculents. Idem pour les céréales, qui devraient se déguster seules ; idem pour les fruits que l’on ne devrait mélanger avec rien du tout. Le repas idéal finalement serait une un blanc de poulet grillé avec des haricots verts, ou du saumon avec des asperges et c’est tout! la pire des combinaisons se retrouvant dans deux de nos plats nationaux: la pizza et le spaghat’ (farine-tomate-viande). Prévenues depuis bien longtemps et ayant effectivement remarqué quelques ballonnements après certaines associations, nous avons finalement décidé de nous limiter à consommer les sucres et les fruits tout seuls, donc jamais après un repas, de préférence en collation ou une demie-heure avant de passer à table. Très bonne habitude pour les petits qui ont ainsi de l’appétit quand on leur présente un fruit, comme un dessert inversé… et cela les fait patienter le temps que papa ou maman préparent le souper. La seule contrariété, mais on s’habitue vite, c’est qu’on mange rarement du dessert. Toutefois, la digestion s’en porte bien mieux, même si la théorie de Shelton se trouve aujourd’hui plus ou moins controversée. Finalement, il s’agit juste de s’écouter le bedon!


Oh! Vieillesse en amie, à Okinawa

La mode et au régime crétois avec son huile d’olive et ses végétaux colorés, mais aussi à celui d’Okinawa. Le Japon est le numéro un mondial pour l’espérance de vie (81,9 ans en 2002) tandis que l’île d’Okinawa, située à 2000 km de Tokyo, à l’extrême sud du pays, collectionne les centenaires. Les gènes n’y seraient pour rien. Il s’agirait simplement d’un mode de vie sain. Le régime alimentaire d’Okinawa est pauvre en calories. Il est fondé sur les céréales complètes et beaucoup de légumes locaux riches en vitamines. Très peu de viande, de produits laitiers, de sel et de sucre. Le poisson fait partie du menu et l’algue kombu, très riche en calcium, accompagne tous les mets. Beaucoup de tofu aussi, presque deux fois plus que les autres japonais, ce qui mènerait les femmes d’Okinawa à la ménopause naturellement sans recourir à la thérapie hormonale. Les personnes âgées d’Okinawa ont une maxime: « les aliments sont les médicaments de la vie » et une règle propre à tous les japonais « ne remplir l’estomac qu’à 80% ». La consommation d’alcool est faible. Les exercices comme les arts martiaux doux, la danse, le jardinage et la marche contribuent à la santé physique et mentale. Participer à la vie sociale est aussi une condition du bien vieillir... Ce choix de la frugalité et les traditions alimentaires sont d’ailleurs progressivement abandonnés par les jeunes, qui commencent a avoir les mêmes problèmes de santé qu’ailleurs. Ils préfèrent désormais la restauration rapide qui a suivi l’implantation des bases américaines, après la seconde guerre mondiale. Ils se déplacent en voiture, l’alimentation et le style de vie à l’américaine ont envahi l’archipel.




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