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Manger > Partie 5 : Indice de satiété - L’acidose, un mal sournois - Les oh et les ah des groupes sans gain… - Population polluée - Micro-ondes


Indice de satiété

Donc, si l’on comprend bien, il s’agit de socialiser et de bouger, de consommer des fruits et légumes de qualité, de l’huile d’olive, des céréales entières, quelques protéines et surtout d’appliquer le principe de restriction calorique, mot un peu barbare pour signifier que le secret de la longévité se trouve notamment dans une alimentation frugale qui dit non aux trop grosses ou aux deuxièmes portions. Justement pour aider à mieux gérer notre assiette, il existe un tout nouveau barème qui vient s’ajouter à l’index glycémique rendu populaire par Montignac, c’est l’indice de satiété, dont l’origine revient à l’australienne Suzanne Holt. Elle a découvert que chaque aliment ne rassasiait pas de la même façon et, avec une équipe de cobayes, a dressé un barème en leur faisant manger exactement 240 calories d’une quarantaine de mets différents, pour savoir lesquels tenaient le plus longtemps au ventre. Il a par exemple été démontré que consommer des œufs (avec un indice de satiété de 50% supérieur à certaines céréales et au pain blanc) durant le petit-déjeuner permet de manger moins dans la journée et donc, éventuellement, de perdre du poids. Voici donc, sans que nous en comprenions trop le principe de calcul, l’indice de satiété pour chaque alimenté testé:

Patates 323%
Poisson 225%
Gruau 209%
Oranges 202%
Pommes 197%
Pâtes de blé entier 188%
Bœuf 176%
Fèves au lard 168%
Raisins 162%
Pain de blé entier 157%
Pop-corn 154%
All Bran 151%
Œufs 150%
Fromage 146%
Riz blanc 138%
Lentilles 133%
Riz Brun 132%
Pâtes blanches 119%
Cornflakes 118%
Bananes 118%
Frites 116%
Spécial K 116%
Pain blanc 100%
Muesli 100%
Crème glacée 96%
Yogourt 88%
Arachides 84%
Beignes 68%
Croissant 47%


L’acidose, un mal sournois

Les mauvaises habitudes alimentaires (trop de viandes, de blé, de sucre, de lait…), la nourriture transformée et la suralimentation, le stress et les excès, l’anxiété et la peur, l’agressivité, le tabac, la pollution ambiante, la sédentarité... favorisent l’acidification de l’organisme qui semble responsable d’un nombre grandissant de pathologies. Au contraire, il suffit de manger vert et d’aller prendre une marche ou de s’oxygéner régulièrement pour finir par régulariser le pH, en évitant trop d’exercices d’athlètes car ils diminuent l’alcalinité (tout comme rester enfermée, d’où l’importance de sortir au moins trente minutes par jour). Entre autres, ce sont les végétaux qui apportent le plus d’alcalinité, mais aussi le magnésium et le potassium. Nous sommes d’ailleurs moins carencés en sodium et calcium extracellulaires qu’en potassium et magnésium davantage intracellulaires. Ces quatre éléments de Mendeleiev forment le fameux « carré magique » de la vie. L’équilibre acido-basique est fondamental, l’alimentation à prédominance végétarienne permettant de le conserver ou de le rétablir pour assurer le fonctionnement de tous nos systèmes enzymatiques, autrement dit de toute notre biochimie. Attention à la « cure de citron ». C’est un excellent moyen de corriger une acidose chronique pour un organisme sain, mais elle ne sera pas favorable et aura même l’effet inverse (déminéralisation) chez une personne ayant un métabolisme lent ou faible. Le pH urinaire doit se situer entre 6,5 et 7,5 que l’on peut vérifier avec des petites languettes trempées dans l’urine (kits vendus en magasins d’aliments naturels). Lorsque notre corps est acide, l’urine et la transpiration qu’il sécrète sentent très fort… c’est un indice!


Les oh et les ah des groupes sans gain…

Montignac l’écrivain anti-sucre et défenseur des protéines pour maigrir, fait fureur en Europe et chez nous. D’un autre côté, succédant à son père James, Peter D’Adamo a fait irruption dans le monde de la santé au naturel avec une théorie très controversée, par les médecins et par les végétariens. Chaque groupe sanguin aurait ses particularités physiques et psychologiques et, par voie de conséquence, son régime alimentaire propre. Quand on lit le livre de D’Adamo, traduit dans toutes les langues et vendu à cinq millions d’exemplaires, quand on voit son interprétation des pathologies selon chaque type, mais surtout quand on essaie de suivre, à peu près, ses recommandations alimentaires, on réalise qu’il n’est pas totalement dans le champ. Certains arguent que les bons résultats des partisans s’obtiennent parce que sont préconisés les aliments de qualité, non-transformés, ainsi que supprimés le blé et les produits laitiers, dommageables bien souvent. D’autres contestent la consommation de viande pour le groupe O qui pourrait être néfaste aux reins ou au cœur. Ils ont tous raison! Néanmoins, nous avons suivi deux familles (2 adultes plus 2 enfants) l’une avec quatre éléments A, l’autre avec quatre éléments O. Les deux ont essayé l’alimentation et les sports adaptés à leur groupe, sans excès ni fanatisme. Cousins, ils s’échangeaient leurs impressions sur l’évolution de leur démarche. Au bout de quelques semaines, nombre de leurs petites misères avaient disparues. La digestion était bien meilleure, l’énergie aussi. Et dès qu’ils réintroduisaient les habitudes ou aliments déconseillés, les symptômes d’inconfort revenaient. À chaque bobo de tous les jours, ou dans le cas de pathologies plus importantes, ils consultaient les recommandations réunies dans le dernier tiers du livre, et y trouvaient bien souvent réponses et solutions à leurs questionnements. www.dadamo.com


Population polluée

Dans notre alimentation industrielle où les aliments sont dénaturés par manipulations génétiques, irradiations, stérilisation, pasteurisation, ionisation, rayonnement UV… les protéines, glucides, lipides, vitamines et sels minéraux ne sont plus du tout ceux qui existaient dans l’aliment originel, ce qui oblige souvent les industriels à rajouter notamment des vitamines de synthèse parce que leurs aliments n’en contiennent plus! Si l’on compare la structure du sucre de canne non raffiné avec celle du sucre blanc, le premier contient de nombreux sel minéraux et vitamines, le deuxième du saccharose et c’est tout! Si l’on compare une huile vierge de première pression à froid avec son équivalent de supermarché, la première sera toujours dans une bouteille en verre teintée (car elle peut être dénaturée par la lumière et l’oxygène) les autres dans des bouteilles en plastique transparent, parce qu’inertes, elles ne risquent plus rien. Si l’on compare l’index glycémique d’une céréale complète avec celui d’une céréale raffinée, la deuxième a un indice élevé et favorise donc les risques d’obésité, de diabète, de maladies cardiaques…


Micro-ondes

Les avis sont encore partagés sur la cuisson au four micro-ondes, bien que le sujet devrait plus tenir de la science objective que de la croyance. Certaines expériences prouvent que l’aliment perd de sa vitalité en plus de contenir encore les ondes quand on le consomme. Les experts nous disent qu’il n’y a pas de quoi s’en faire. Il vaut mieux, car dans les écoles et les lieux publics, la plupart du monde réchauffe ses mets aux micro-ondes (si vous êtes incrédules, employez le bon vieux Thermos). On se demande quand même pourquoi la plupart des gastronomes boycottent les micro-ondes. Comme pour d’autres effets pervers de la modernité qui appelle au rendement et à la rapidité, l’avenir nous en dira probablement plus long...




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