La pharmacie de mère Nature > Partie 4 : Le chou - Le citron - L'eau
- L’extrait de pépins de pamplemousse (epp) - L'Essiac®
Le chou
Un cataplasme de feuilles de chou broyées ou ébouillantées fait des miracles pour nettoyer et désinfecter les plaies, en faisant sortir des tissus les humeurs viciées. On peut l’appliquer en duo avec l’argile, l’un après l’autre. Les marins d’antan l’utilisaient en choucroute pour éviter le scorbut. D’ailleurs, fermenté, le chou augmente en propriétés. Des tas de recettes figurent sur Internet si l’on veut en exploiter toutes les possibilités. Dans tous les cas, mieux vaut prendre du chou frisé ou chinois, plus digeste et ancestral que le chou pommé. Pour toutes ses vertus antioxydantes et régénérantes, vous pouvez consulter les yeux fermés passeportsante.net et taper chou dans leur efficace moteur de recherche ; vous serez probablement sidérées de toutes les qualités de ce légume à première vue bien anodin... qui fera en outre, râpé avec des betteraves crues, une excellente entrée pour le souper de ce soir.
Le citron
Ses applications sont si multiples et ses bienfaits si nombreux qu’on se promènerait avec un citron ou une lime dans notre sac. D’abord le matin au réveil, quinze à trente minutes avant le petit déjeuner, le jus d’un citron dans un grand verre d’eau tiède démarre très bien la journée. En fait, le citron est l’ami du foie, excellent pour la digestion. D’ailleurs, les lendemains de veille, prendre une grosse cuillère d’huile d’olive suivie d’un jus de citron pur ; c’est raide, mais ça fonctionne. Notre vieux sorcier nous dit aussi qu’une cuillère à thé de jus de citron dans un café noir guérit un mal de tête bilieux. Riche en fibres solubles dont la pectine, le citron peut aider à baisser le mauvais cholestérol. Remède radical aussi pour les otites, eau filtrée tiédie citronnée versée directement dans l’oreille. Riches en vitamine C et bioflavonoïdes antioxydants, bons pour l’assimilation du fer, le citron et la lime permettent de régénérer les organismes fatigués ou proches du scorbut, mal qui semblerait ressurgir des siècles passés, notamment chez certaines personnes âgées et les jeunes qui consomment peu de fruits et légumes (la cuisson tue la vitamine C). Le citron ou la lime contiennent aussi du cuivre, essentiel à l’élaboration du collagène et de l’hémoglobine. Ils sont bons pour blanchir les dents, revigorer les cheveux fatigués, calmer les pieds endoloris, aider à cicatriser et calmer les infections… Petit truc si on a besoin de peu de jus: percer un trou dans la peau du citron et y placer un cure dent après utilisation. Si l’on veut utiliser ou manger la peau, notamment la partie interne blanche qui contient plus de bioflavonoïdes et de propriétés que le jus ou la pulpe, mieux vaut acheter des citrons biologiques ; sinon les laver vigoureusement à l’aide d’une brosse. Alcalinisant, il donne de délicieuses vinaigrettes en remplacement du vinaigre. S’abstenir les personnes ayant des pathologies stomacales (le citron peut alors faire mal) sachant qu’en plus, il faut l’éviter en même temps que les anti-acides puisqu’il augmente la quantité d’alun qu’ils contiennent.
L'eau
Cela peut paraître fou de mettre l’eau dans une pharmacie, et pourtant elle préviendrait un nombre incalculable de maladies dont l’ulcère d’estomac. En effet, selon Bob Butts et le Dr Batmanghelidj, la déshydratation chronique est beaucoup plus répandue qu’on ne le croit, chose que peu de labos ont vraiment envie d’analyser, on se demande pourquoi. La modernisation de notre alimentation a relégué l’importance de s’hydrater naturellement au second plan. Qui enseigne aux enfants à boire de l’eau ? Jus, boissons gazeuses, thé ou café ne peuvent pas aussi bien remplir leur office puisque les ingrédients qu’on y trouve sont bien souvent déshydratants justement. Le Dr Batmanghelidj nous affirme qu’avec huit verres d’eau (en dehors des repas), du jus d’orange, un peu de sel, quelques protéines équilibrées et une promenade quotidienne, on pourrait traiter entre autres l’asthme, l’arthrite, les maux de dos, la constipation, les migraines, la haute pression, les dépressions, certaines crampes et l’excès de cholestérol ou de poids… Pour preuves, la méthode courante de la mise à l’essai n’est en rien appropriée à l’évaluation clinique des vertus médicinales de l’eau dans un corps humain chroniquement déshydraté, en particulier quand on a traditionnellement tenu ces « états de déshydratation changeants » pour des maladies. Sans pour autant devenir une potomane invétérée, c’est le moment ou jamais! Your Body’s Many Cries for Water, Bob Butts, 1992 Effets méconnus de la déshydratation (traduit de l’anglais), Fereydoon Batmanghelidj, éditions Trois fontaines (épuisé) www.ffjr.com/batman.htm
L’extrait de pépins de pamplemousse (epp)
En 1980, un jardinier découvre que les pépins de pamplemousse ne pourrissent pas sur son tas de compost. C’est ainsi qu’est né le meilleur antibiotique naturel, l’EPP. Il est tellement puissant qu’il faut faire attention aux muqueuses ; l’EPP les assaille aussi virulemment que les microbes, agissant ainsi de façon spectaculaire à la fois sur les bactéries, les microbes, les virus, les parasites et les champignons. Utilisable sur les humains, les animaux… et les plantes (30 à 50 gouttes par litre d’eau pulvérisable pour anéantir champignons, pucerons ou moisissures), par voie interne ou externe, il s’agit d’une médication universelle, pratique, préventive et curative, peu coûteuse et de petit format que l’on peut traîner partout avec soi, notamment en voyage puisque quelques gouttes d’EPP assainissent l’eau (mieux que le chlore), désinfectent les petits et gros bobos, traitent gastro et turista, éliminent pieds d’athlète, candidoses et mycoses vaginales, intestinales, unguéales ou épidermiques, éradiquent teignes, gales, boutons et acné, abcès dentaires, sinusites, otites, salmonelloses, grippes (y compris l’aviaire paraît-il), ulcères stomacaux… en plus d’être un formidable antioxydant beaucoup plus puissant que la vitamine E, ce qui explique pourquoi on est si en forme lorsqu’on en consomme, le système immunitaire en profitant allègrement. Au moins deux marques existent au Québec: la plus connue Nutribiotic® à 20$ pour 59 ml à 33% (ou 600 mg de bioflavonoïdes) d’EPP et Citrobiotic® 25$ pour 59 ml. À noter que malgré la controverse, nous suggérons de refaire la flore intestinale (bifidus et compagnie) après un traitement interne.
L'Essiac®
Il s’agit d’un remède réputé pour les systèmes immunitaires déficients, bien que longtemps critiqué par la communauté scientifique. Son nom vient de Rene Caisse, une infirmière de l’Ontario décédée à 90 ans, qui l’aurait utilisé avec succès auprès de nombreux malades, dont certains atteints du cancer. Elle obtint la recette, via une patiente qui en avait testé les bienfaits auprès d’un guérisseur amérindien. Comme l’originale est assez coûteuse (entre 22 et 30$ en poudre ou en liquide) ce qui n’était pas dans l’esprit de Rene qui a soigné quasiment gratuitement durant plus de cinquante ans (jusqu’à sa mort en 1978), nous sommes ravies d’en avoir trouvé une « copie » pour environ 5$ auprès de Carrefour Santé à Montréal, même si ce n’est pas la recette exacte (racine de bardane, feuilles de petite oseille, écorce d’orme rouge, racine de rhubarbe indienne). Mais vous pouvez toujours en demander la fabrication auprès d’un herboriste. Trois produits de la marque Flora Flor-Essence s’inspirant de l’Essiac®, sensiblement dans les mêmes prix, sont disponibles en échoppes. Attention, la bardane est hypoglycémiante tandis que les propriétés laxatives du produit peuvent induire des réactions et une baisse de potassium. Pour tout connaître sur la vie de Rene Caisse: www.essiacinfo.org (en anglais) ou pour acheter les produits originaux: www.essiac-resperin.com. Puisque les études sont assez positives, même sans statistiques officielles, Santé Canada continue d’en autoriser l’emploi pour des raisons humanitaires.
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