La pharmacie de mère Nature > Partie 6 : La spiruline - Les fruits et légumes… CRUS - Le thé vert
- Le vinaigre de cidre - Le yogourt et les probiotiques
La spiruline
Rendue populaire par la compagnie Gandalf® d’Hawaï il y a une dizaine d’année, la spiruline fait de véritables merveilles comme on peut déjà le constater au Burkina Faso où l’économie et la santé sont relancées par la production locale de cette algue bleu-vert dans de grands bassins d’eau douce. Ce végétal en forme de spirale, classé dans la catégorie des super-aliments, remplit toutes ses promesses. Très riche en bêta-carotène et vitamine A, chlorophylle, fer, riboflavine, calcium (beaucoup plus que le lait), magnésium, potassium, zinc, oligo-éléments, vitamines du groupe B notamment la B12 (fait rare chez les végétaux), vitamine E, acides gras essentiels, elle contient aussi beaucoup d’acides aminés avec 70% de protéines. En poudre ou en comprimés, mieux vaut y aller graduellement (un comprimé de 1000 mg ou deux par jour, puis augmenter à trois ou quatre), le pouvoir énergétique de la spiruline demeurant très puissant… certaines personnes peuvent même ressentir des malaises digestifs. Attention à l’achat, certaines algues peuvent être contaminées par des microcystines et aussi par des métaux lourds. Seules les spirulines d’Hawaii et de Californie (l’Afrique ne se rend pas encore jusqu’à nous) sont suggérées parce que rigoureusement préservées et contrôlées.
Les fruits et légumes… CRUS
Plutôt que de vous recommander l’achat de pilules contenant des enzymes si essentielles à la bonne santé générale, nous préférons vous suggérer la consommation de légumes ou de fruits CRUS à chaque repas (fruits 15 minutes avant de passer à table puis salade, germination, concombre, carottes, brocolis, piments rouges, betteraves ou tout autre végétal au choix… ils sont vivants) sans avoir besoin de devenir un crudivore acharné. Si les probiotiques sont nécessaires à la bonne santé du côlon, les enzymes sont indispensables à la bonne digestion et à l’assimilation d’un paquet de nutriments qui passent tout droit si l’on n’en consomme pas. Malheureusement, notre alimentation moderne est souvent dénuée de CRU, surtout chez les jeunes (il suffit d’aller dans une cafétéria d’école pour le constater). Ce n’est pas compliqué, la cuisson et les fours à micro-ondes détruisent surtout les enzymes, mais aussi la vitamine C et certains éléments essentiels. Les personnes vraiment intolérantes aux produits crus peuvent toujours se supplémenter, notamment avec des complexes de papaye. Quant aux fruits, mesdames qui êtes sujettes aux problèmes oculaires, consommez des baies, en masse ou en confiture, qui seront aussi bénéfiques à d’autres parties de votre corps… il est désormais démontré qu’elles ont une action bénéfique contre le glaucome et la cataracte. Également, l’un des plus puissants des anti-cholestérols reste la pomme… ce remède pas cher préservant aussi les artères.
Le thé vert
Désormais populaire pour ses effets antioxydants, le thé vert, en plus d’être une boisson délicieuse, représente une excellente prévention contre les maladies cardiovasculaires et certains cancers. Pourtant, tout comme nous le signale le Dr Richard Béliveau dans le Journal de Montréal, il ne sert à rien de consommer du thé si l’on consomme aussi des polluants comme la cigarette. Dans une dimension holistique globale, ce postulat est valable pour tous les produits naturels. Pourquoi entrer du bon d’un côté et du mauvais de l’autre, à moins de vouloir une opération zéro ? Selon une étude menée sur sept à onze ans auprès de 40 530 japonais, le taux de mortalité est inférieur pour ceux qui boivent régulièrement ce nectar aqueux (à partir de 2 tasses par jour)… et qui ne fument pas! Par ailleurs, il semblerait que le thé vert contribue à maintenir un poids santé (si tant est qu’on fasse ce qu’il faut à côté), effet notamment attribuable à ses polyphénols. On peut se procurer du thé chez les pionniers de la théière, Camelia Sinensis à Montréal et Québec qui ont également un site Internet coloré et très bien documenté. Ce n’est pas vraiment la santé qui les motive, mais le plaisir de siroter une tasse dans les règles de l’art, selon le cru choisi – et le choix est grand – qu’il soit noir, vert ou blanc (le meilleur) www.camellia-sinensis.com. Ainsi dans la province, quelques petits salons de thé zen et parfois underground ont éclos, fréquentés par une belle faune, pour notre grand bonheur, nous qui adorons ce nectar, pour toutes les raisons, la santé autant que le plaisir.
Le vinaigre de cidre
Comprenant des minéraux, vitamines, acides essentiels, enzymes et pectine, le vinaigre contient aussi de l’acide acétique qui possède des propriétés antiseptiques, astringentes, réfrigérantes, digestives et aromatiques, mais aussi des xylo-oligosaccharides, qui augmentent la multiplication des bactéries bifidus dans l’intestin. En plus de fort bien accompagner les salades, le vinaigre est utilisé en usage interne comme externe pour toutes sortes de maux comme les otites, maux de gorge, vaginites, érythème fessier, infections urinaires, pierres aux reins ou au foie, mauvais métabolisme du sucre, goutte et douleurs articulaires (par élimination des dépôts calcaires), digestion difficile, mauvais cholestérol, migraines, rhumes, piqûres d’insecte, démangeaisons, crampes et hypertension (grâce au duo potassium-magnésium)... Au sujet de ses propriétés amaigrissantes et au sentiment de satiété qu’il apporterait, elles sont fort contestées par les médecins qui évoquent encore le manque d’étude. Quant à nous qui préférons la plante aux pilules, nous ne participons pas à ce nouveau marketing très en vogue. Sans défoncer notre budget, nous nous faisons du bien en avalant une cuillère à soupe de vinaigre de cidre non pasteurisé (c’est important) à certains repas, dans de l’eau ou carrément pur… Au mieux, si en plus de bouger, nous maigrissons, ce sera un bonus. Certains le déconseillent en cas d’ulcère gastrique alors qu’en usage modéré le vinaigre de cidre, devenant tout comme le citron, alcalin dans le corps, ne provoquerait ni brûlures d’estomac ni ulcère (dans ce dernier cas le prendre au milieu du repas). Au contraire sa richesse en enzymes le rendrait efficace contre les bactéries intestinales tout en régulant l’acidité gastrique. Enfin, signalons qu’un bain chaud additionné de sel de mer et de vinaigre (2 verres) aide à régénérer autant qu’à relaxer et qu’on peut trouver de nombreux élixirs artisanaux québécois… C’est bien!
Le yogourt et les probiotiques
Si il y a un organe intelligent, c’est bien le côlon que certains appellent le deuxième cerveau. Malheureusement, la mauvaise alimentation, la pollution, la prise répétée d’antibiotiques, de corticoïdes ou de produits contraceptifs affaiblissent considérablement la flore intestinale, ouvrant la porte à toutes sortes de pathologies par manque de bonnes bactéries, dont la mauvaise assimilation, et les candidoses, entre autres mycoses (selon un sondage, 46 % des québécois auraient des problèmes intestinaux). Outre la possibilité d’acheter des probiotiques pour retapisser l’intestin de substances bénéfices, vous pouvez consommer régulièrement du yogourt ou des produits fermentés, notamment à base de bifidus. Responsabilité personnelle car les médecins n’en suggèrent pas la consommation auprès de leurs patientes lorsqu’ils administrent certains médicaments dommageables pour la flore, comme cela se fait couramment en Europe. Dommage! (Les probiotiques se trouvent en capsules, entériques ou non, avec ou sans lactose, pharmacies et magasins d’aliments naturels, de préférence au frigidaire où l’on retrouve aussi le réputé petit pot de Bio K québécois). Une initiative originale et intéressante a vu le jour chez Oasis qui produit plusieurs jus de fruits à base de probiotiques (et aussi un à base d’oméga-3).
|