La pharmacie de mère Nature > Partie 7 : La réglisse - Le kudzu - Le noni
- Le jardin des simples - Le jeûne à la limonade
La réglisse
Comparable à la cortisone, sans effet secondaire donc très bénéfique sur le système glandulaire et nerveux, anti-inflammatoire, anti-douleur, expectorante, réparatrice des ulcères gastriques et des côlons irritables, atténuatrice de rhumatismes, d’arthrite, d’insuffisance corticosurrénale causée par le stress ou le surmenage... Multiples constituants, dont triterpènes, hydrates de carbone, acides aminés, flavonoïdes et isoflavonoïdes, salicylate de méthyle, amers, œstriol, œstradiol et œstrone... En excès, elle peut faire baisser le potassium. Attention, pour les femmes qui souffrent de haute-pression, prendre de la réglisse sans glycyrrhizine.
Le kudzu
Il a une action sur le système nerveux central, surtout la glande pinéale, ce qui explique son action anti-stress, bénéfique sur le système immunitaire et les équilibres hormonaux. Les chinois depuis des millénaires, mais aussi les américains depuis peu, ont découvert son action sur la désaccoutumance aux drogues favorisée par ses trois flavonoïdes (diadzine, diadzeine et puerarine). Très efficace donc pour arrêter de boire, de fumer ou de se droguer, bien que la motivation joue un rôle essentiel dans ce genre de décision. Difficile à trouver, le kudzu se prend à raison d’un à deux grammes par jour de fécule (8$ les 100 g au rayon macrobiotique) ou en poudre de racine dans un verre d’eau. Si la constipation s’installe, consommer du jus de pruneau.
Le noni
Principalement distribué en bouteilles par vente en réseau, mais aussi chez Léo Désilets et dans quelques pharmacies (15$ les 300 ml), il permet la perte de poids, le soulagement de la douleur, le traitement des troubles inflammatoires (arthrite, maux de tête, fibromyalgie, douleurs musculaires...), la stimulation du système immunitaire, la prévention du cancer, la purification du sang... Le noni est l’exemple type d’un produit adaptogène, très riche en proxéronine, puissant anti-oxydant et contenant des bioflavonoïdes, vitamines, minéraux, oligoéléments et co-facteurs... Comme la vitamine E, il est utile lorsqu’on le consomme en même temps que les bons gras (oméga, saumon, huile d’olive, lécithine...) qui auraient tendance à s’oxyder. Une étude nous a permis de voir aussi que le noni, dont le goût est absolument dégoûtant, est très efficace pour arrêter de fumer le tabac.
Le jardin des simples
Toutes les herbes ou presque peuvent être utilisées autant dans les chaudrons que dans les officines pour soigner de façon parfois spectaculaire et sans les effets secondaires du chimique. À la fois amies et ennemies, dépendamment de la façon de les utiliser, elles ont une action telle qu’on les retrouve dans tous les pays et toutes les traditions… chinoise, ayurvédique, druidique, indienne… Les plantes à elles seules, parce qu’elles couvrent un très large spectre, peuvent remplir une pharmacie, tout comme c’était le cas avant l’industrie. Les moines réservaient, à côté du jardin potager, un espace de culture pour les plantes et herbes aromatiques et médicinales auxquelles ils ajoutaient quelques fleurs. On peut en faire autant aujourd’hui, en cultivant les incontournables, qu’on utilisera au besoin sous forme de tisanes, décoctions, teintures mère, cataplasmes… Contre la migraine (le romarin et le fenouil), la grippe (l’échinacéa), l’infection (l’origan), la candidose (l’ail), l’eczéma (l’ortie), la crise de foie (la menthe), la douleur (le consoude, dont il ne faut pas abuser), l’anxiété (le basilic et la lavande), l’insomnie (la camomille), la gastro (la sarriette), les bouffées de chaleur (la sauge), le scorbut (le persil), l'infection urinaire ou la sinusite (le thym) sans nommer la ciboulette, le cerfeuil, l’estragon, la livèche, la marjolaine, la mélisse… On peut même les mélanger, surtout en tisane, par famille, en s’assurant du bon mariage des goûts et des effets bénéfiques. Il fut un temps où rien ne résistait aux moines apothicaires, aux sorciers et shamans… puissions-nous, dans leur lignée, retrouver nos racines de dignes sorcières.
Le jeûne à la limonade
Rendue notamment célèbre par Stanley Burroughs, cette cure, dont les bienfaits ne sont plus à démontrer, reste bien connue des babyboomers et constitue un jeûne beaucoup moins drastique, grâce au soutien des glucides et des vitamines apportées par le citron et le sirop d’érable, sans oublier l’effet nettoyant du poivre de Cayenne. Il existe tout un protocole. Commencer par diminuer les protéines, le sucre et le gras quelques jours avant le jeûne. Le matin du jour J, boire un litre d’eau additionné d’une cuillère à table de sel marin, pour vider les intestins, action très perceptible une heure après… à la toilette. Siroter toute la journée 3 litres de limonade… répéter ainsi autant de jours que le corps le permet. Rien à voir avec un jeûne intégral qui fatigue l’organisme allant chercher les nutriments essentiels dans les muscles. Pourtant le jeûne à la limonade est tout aussi efficace, car, passées la petite migraine due à la détoxication, l’énergie et l’acuité mentale prennent le dessus au profit d’une forme physique incroyable. On revient à une alimentation normale (certaines personnes persistent jusqu’à vingt et un jours) légèrement et progressivement pour que le corps se réadapte bien, en s’alimentant d’abord de fruits. À faire au besoin et en prévention, préférablement quatre fois par année aux changement de saison. On prépare la limonade en mélangeant trois litres d’eau distillée ou filtrée, le jus de sept ou huit limes ou citrons, un tiers de boîte de sirop d’érable et une demie cuillère à thé de poivre de Cayenne. Pas chère, préventive et très efficace.
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